Synopsis: Au gré du vent

Portrait des adeptes du cerf-volant de traction en relation avec les lieux et les retombées de ce tourisme vécu au gré du vent.
En suivant le cours du St-Laurent jusqu’à son golfe – de Montréal, Québec, Matane, Shippagan et en terminant cette course aux Îles-de-la-Madeleine – rencontre avec des passionnés du cerf-volant de traction.
Angle
Découverte d’une communauté éclectique qui rassemble jeunes et retraités et dont l’intérêt nourrit aussi le développement économique et touristique. Immersion dans le monde du kitesurf permettant de savoir qui sont ses fidèles et de leur donner un visage.
APERÇU: C’est une belle journée d’été. Le soleil caresse et le vent rafraîchit. Les baigneurs, familles et amoureux noircissent le sable blond de la plage d’Oka. Pas très loin, de l’autre côté d’un boisé, sur une plage distincte mais donnant sur le même plan d’eau, la plupart d’entre eux ignorent ce qui s’y trame. Et pourtant une communauté y vit à fond.
Moins hospitalière et plus petite, cette plage accueille des passionnés du kitesurf, du cerf-volant de traction. Une quinzaine de personnes y est : le vent est bon. Debout sur leur planche, ils sont littéralement portés par leur cerf-volant qui couvre aujourd’hui une surface de près de 12 mètres. De Montréal, Normand et Françoise s’y rendent avec un gros autobus rouge aménagé pour les transporter où bon leur semble. Cette fois encore, leurs enfants les ont suivis et contemplent les jeux de couleur qui zèbrent le ciel. Voilà Jérémi qui fi le comme le vent. Team rider pour F-One, une compagnie de fabrication de cerfs-volants, ses sauts et figures rendent encore jaloux débutants et habitués.
Si les planches de surf de Jérémi sont fournies par F-One, Jacques, de Matane, fabrique les siennes et en revend quelques unes. Il les façonne une à une dans son atelier improvisé en attendant sa prochaine sortie à l’eau. Entre 4000 et 5000 Québécois pratiquent le cerf-volant de traction, que ce soit pour surfer, pour skier ou encore pour rouler assis dans une voiturette. Leur passion du vent, que certains avouent même obsessive, les amène à explorer des coins de pays… venteux!
C’est d’ailleurs cet été que deux écoles de kite ouvrent leurs portes à Shippagan, petite ville située à l’extrémité de la Baie-des-Chaleurs au Nouveau-Brunswick. Jumelée à un championnat de planche à voile, une compétition libre aura lieu fi n août pour la première fois, dans ce recoin de la péninsule acadienne. Depuis peu, la ville profite de cet afflux touristique et aménage des lieux pour accommoder ces sportifs. Il y a à peine cinq ans, le kite y était quasi inconnu… Quel bon vent les amène?
À apprendre
> Portrait de cette microsociété et de ses caractéristiques, développement des municipalités (retombées économiques, promotion et restriction du cerf-volant de traction), compétitions.
Quand publier et disponibilité
Article intemporel, à publier avant la saison estivale.
Journaliste et photographe
Article par Marie-Soleil Desautels et photographies par Émilie Couture.